Si les enfants excellent dans l’art de demander “pourquoi”, nous perdons souvent ce réflexe à l’âge adulte. Pourtant, poser des questions est essentiel pour assimiler l’information, approfondir notre foi et tisser des liens avec ceux qui nous entourent.
C’est bien connu (et parfois presque irritant), les enfants entre 3 et 5 ans posent plein de questions. Surtout la question “pourquoi?”. Cette pratique s’explique par le désir de comprendre leur environnement. Parce qu’effectivement, la meilleure façon de comprendre ce qui nous entoure, ou comprendre la personne avec qui nous interagissons, c’est de poser des questions.
Malheureusement, nous perdons parfois cette bonne habitude en grandissant. À l’école, nous recevons toute l’information que nous sommes supposée apprendre, même si ces sujets ne nous intéressent pas. Nous recevons ainsi des réponses à des questions que nous n’avions même pas posées. Sur le marché du travail, notre direction nous dit quoi faire, sans toujours nous expliquer pourquoi. Même à l’église, nous entendons des sermons et nous les acceptons parfois sans poser de questions. Pourtant, poser des questions ce n’est pas de douter de l’information que nous recevons, mais c’est une façon d’assimiler le sujet abordé. C’est une façon très efficace de mettre dans nos mots ce que nous entendons, et d’aller même plus loin que ce que nous avons reçu comme information.
C’est un peu ce qui est illustré dans la parabole du semeur (Matthieu 13 ou Luc 8). Jésus raconte l’histoire d’un semeur, qui a répandu sa semence dans différents endroits. Certaines terres étaient rocailleuses, d’autres remplies d’épines, et la semence n’a pas pu croître. Mais la semence qui est tombée dans une bonne terre a produit du fruit. Toute la foule qui a entendu ce message a ensuite quitté les lieux; il n’est resté là que ses disciples. Et ses disciples lui ont posé des questions pour comprendre cette parabole. La foule était donc un peu comme les autres terres, qui ont reçu la parole sans vraiment l’assimiler. Mais les disciples ont démontré qu’ils étaient une bonne terre parce qu’ils ont cherché à comprendre, ils ont posé des questions.
Pour que notre temps de lecture de la Bible porte du fruit, nous devons poser des questions, chercher à comprendre. Nous pouvons faire cela en lisant des livres ou en discutant avec d’autres chrétiens plus matures. Poser des questions nous aident à retenir ce que le Saint-Esprit vient de nous enseigner et nous aide à le mettre en pratique. Chaque fois que nous lisons un chapitre dans la Bible, nous devrions prendre le temps de nous demander ce que cela veut dire pour nous. Comment mettre cela en pratique? Pourquoi cette histoire est racontée dans la Bible? Qu’est-ce qu’elle veut nous enseigner?
Mais cette pratique, de poser des questions, peut (et devrait!) être aussi utilisée dans notre milieu de travail. Non pas pour questionner la légitimité de nos tâches, bien sûr, mais pour se questionner si nous pourrions faire les choses plus efficacement, ou faire d’autres tâches connexes. Si nous prenons le temps de comprendre comment cette machine fonctionne, au lieu de seulement l’opérer, nous pourrons éventuellement la réparer si quelque chose ne fonctionne pas bien.
Lorsque nous sommes avec nos amis ou notre famille, prenons l’habitude de poser davantage de questions au lieu de seulement parler de ce qui nous concerne. Demandons-leur leurs préoccupations, ce qu’ils ont appris de nouveau, leurs craintes et leurs espoirs. En posant des questions, nous démontrons notre intérêt et cela produit des liens beaucoup plus solides entre nous.
Et bien sûr, c’est une excellente habitude à prendre lorsque nous sommes célibataires et que nous croisons d’autres célibataires. Au lieu de prendre le temps de raconter tous nos intérêts et de monopoliser la conversation sur ce que nous savons, posons des questions aux autres. Nous allons beaucoup plus apprendre sur une personne en la faisant parler! Et notre interlocuteur se sentira beaucoup plus apprécié si nous cherchons à la comprendre. C’est surtout une pratique essentielle lorsque nous sommes en fréquentations. Attention : nous ne devons pas poser des questions comme une forme d’interrogatoire pour juger de la personne en face de nous. Nous ne posons pas des questions seulement pour savoir si elle correspond à nos attentes. Ce serait très égoïste de notre part. Posons des questions pour comprendre qui elle est, d’où elle vient, où elle veut aller dans la vie.
Ne soyons pas seulement des auditeurs, cherchons à comprendre. Après tout, c’est ce que Jésus nous a dit de faire! C’est la clé de notre croissance spirituelle (et intellectuelle) et pour avoir des relations harmonieuses.

